Des jeunes Bellevillois au Togo :
2 ans de projet

 

L’amorce du projet

Un groupe de jeunes filles et garçons de 18 à 22 ans a sollicité l’équipe Belleville de la Fondation pour réaliser un projet de solidarité internationale il y a 2 ans. Ces jeunes sont suivis par l’équipe depuis leurs 11 ans via de l’accompagnement à la scolarité, des sorties de loisirs, des séjours et des suivis individuels et familiaux. L’équipe a vu dans cette demande de projet la possibilité de mobiliser ces jeunes très fragilisés autour d’un objectif commun revalorisant et positif. Le fait de se décentrer de soi et de travailler autour d’un projet solidaire en direction de l’autre permet aux jeunes de prendre du recul sur leur vie, de réaliser une pause mais aussi leur offre une projection dans un temps plus long.

Financer le projet

Le financement de ce type de projet est l’un des principaux écueils, mais aussi un levier de travail avec les jeunes : il va falloir aller chercher des partenaires qui soutiennent l’action de solidarité internationale, et mobiliser les jeunes le temps nécessaire à rassembler les moyens financiers.
Etant donné le profil de ces jeunes et la temporalité du projet (plus de deux ans), il a été parfois difficile de les impliquer sur toutes les actions d’autofinancement, mais les jeunes, entre juin 2014 et novembre 2015, ont conduit :
- Deux soirées de restauration solidaire en partenariat avec le centre social Hanam,
- Un chantier peinture de deux semaines en partenariat avec le bailleur Paris Habitat et l’entreprise d’insertion Infobat,
- Une brocante en partenariat avec l’association Fatou Kaba,
- Deux cinémas en plein air en partenariat avec Belleville en vue,
- Deux fêtes de quartier en partenariat avec le centre social,
- Un chantier de Solidarité Internationale à Nîmes en partenariat avec Solidarité Jeunesse, - Une opération Vide grenier à Belleville, dont l’organisation a été portée par l’équipe,
- Un chantier de rénovation du local de l’Equipe de Développement Local en partenariat avec l’association Extramuros.

La Fédération Léo Lagrange est souvent sollicitée pour les séjours vers l’Afrique. La région Ile-de-France ne finance plus les séjours de ce type. Un financement par le dispositif VVV-SI est possible. Pour ce projet, le sénateur Pierre Laurent a également contribué.

 

 

 

 

 

Le séjour au Togo

Les jeunes sont donc allés, pendant une quinzaine de jours, à la rencontre de jeunes togolais avec lesquels ils ont collaboré pour aménager un espace vert de détente pour les jeunes et les enfants du village. Lors de la restitution à l’intention du quartier qui s’est déroulée le 27 mai à la Villa Belleville, les nombreuses photos et le diaporama ont montré toute la richesse des rencontres, des échanges, du travail en commun et des visites. Le groupe a su faire passer autant les quelques difficultés rencontrées (grande chaleur, eau limitée, chantier parfois physiquement difficile), tout en axant surtout sur les grands apports pour eux. Leurs propos montrent qu’ils n’ont pas encore pleinement conscience de ce qu’ils ont réalisé, tant ici, pour le financement du projet, que là-bas.

L’impact du séjour

L’impact d’un séjour de cette ampleur se mesure auprès des jeunes partis, des jeunes associés au projet mais qui n’ont pas pu partir, et dont les capacités ont été mises en exergue, qui ont réussi à s’investir sur un projet dans le long court, qui ont acquis des compétences spécifiques et générales supplémentaires.
Cela se mesure, aussi, auprès du quartier qui change son regard sur ces « jeunes difficiles », qui bénéficie d’une réouverture du champ des possibles. Enfin, l’implantation des éducateurs au sein du territoire dans lequel ils travaillent en bénéficie également.

 

Article TOGO