La Fondation

En 1957, Robert Steindecker - homme de conviction - crée l'association qui deviendra quelques années plus tard « Fondation Jeunesse Feu Vert » et sera reconnue d'utilité publique en 1977. 

La Fondation Jeunesse Feu Vert reçoit des financements publics et est habilitée à recevoir des dons.

La Fondation s'est donnée pour mission d'aider des jeunes et des familles en difficultés économiques, sociales et d'insertion professionnelle.   Les valeurs qui animent la Fondation,  et ceux qui y travaillent, sont les mêmes depuis 1957 : un engagement éducatif indéfectible vis-à-vis des jeunes, un professionnalisme sans faille, l'indépendance, la solidarité, la tolérance et le respect de la diversité.

Chaque année, les services  de la Fondation accueillent et prennent en charge  plus de 7.000 jeunes - enfants, adolescents et jeunes adultes- qui apprécient la relation de confiance établie avec les éducateurs. Confiance qui seule permet au jeune de retrouver des perspectives d'espoir et d'avenir. 

La Fondation Jeunesse Feu Vert rassemble 300 salariés dont 200 éducateurs répartis dans quatre départements de la Région Ile de France (Paris, Hauts-de- Seine, Essonne, Seine-Saint-Denis) dans les structures suivantes : 

  • 10 équipes éducatives de prévention spécialisée à Paris
  • 9 équipes éducatives de prévention spécialisée en Seine-Saint-Denis
  • 2  accueils de jour éducatif et pédagogique : « Les Jacquets » à Bagneux et Nanterre
  • 1 foyer éducatif : « Maison de la Juine » à Ormoy-la-Rivière
  •  le service éducatif 91 (SE91) qui comprend :
    • l'Unité d'Hébergement Individualisé (UHI) à Brétigny
    • le service d'Action Educative en Milieu Ouvert Judiciaire (AEMO) à Ris-Orangis
  • le Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale « La Maison Coquerive » à Etampes
  • le Service d'Aide à la Formation et à l'Insertion Professionnelle (SAFIP) à Paris
  • l'entreprise d'insertion professionnelle « INFOBAT » à Paris
  • un atelier traiteur dédié à l'insertion sociale et professionnelle à Méréville
  • un Espace Dynamique d'Insertion "le TIPI" à Paris

Enfin, trois centres de vacances permettent d'offrir des séjours aux jeunes accueillis par la Fondation.

Depuis 50 ans, depuis la création de la première équipe de prévention, que de chemin parcouru ! Nous avons développé notre action dans plusieurs directions, mais notre but est resté inchangé : il s’agit de faciliter l’insertion scolaire, professionnelle et sociale du plus grand nombre :

  • Ce sont 80 enfants accueillis dans nos centres scolaires de Bagneux et Nanterre. Ce sont aussi, au SE 91, 250 enfants auxquels a été prescrite une mesure d’Assistance éducative.
  • A la Maison de la Juine et au SE 91 nous accueillons et hébergeons près de 100 adolescents ou jeunes majeurs.
  • Nos vingt équipes de prévention suivent plus de 2 500 jeunes à Paris et en Seine-Saint-Denis.
  • La Maison Coquerive héberge de jeunes adultes en situation très précaire.
  • Enfin le Safip et Infobat offrent un apprentissage et une formation à des jeunes qui ne demandent rien d’autre qu’un accès à l’emploi.

Tous ces établissements mis en place progressivement au cours de toutes ces années contribuent à la même action de prévention par l’éducation. Pour réussir dans cette mission, il faut du savoir-faire et de l’expérience mais surtout beaucoup d’imagination et de générosité. La véritable richesse de Feu Vert, ce sont donc les éducateurs, les enseignants, les formateurs, les psychologues qui lui permettent de jouer pleinement son rôle. En première ligne, ils sont confrontés quotidiennement à ces jeunes marginalisés et savent comment répondre sans tarder à une demande mal formulée qui est le plus souvent un appel au secours. Je n’oublie pas le personnel administratif qui veille au grain dans l’ombre.

Par ailleurs les pouvoirs publics qui nous ont toujours soutenus permettent à nos actions d’exister en les prenant en charge financièrement.
Depuis un demi-siècle, la société a bien sûr évolué et s’est globalement enrichie, mais les injustices – chômage, pénurie de logements, discriminations - qui frappent une partie de nos concitoyens et qui en laissent de plus en plus « au bord de la route » n’ont pas diminué, bien au contraire. Il n’est pas dans mon propos d’analyser les causes du durcissement de notre société et des difficultés d’intégration d’une partie de la population. Cependant, à une époque où la délinquance des mineurs et l’exclusion suscitent de nombreux débats et où la réponse n’est souvent qu’un accroissement de la répression, nous devons réaffirmer nos convictions : seule la prévention par l’éducation et la formation peut réduire les injustices et apporter une réponse à long terme aux difficultés sociales.

Claudine Guthmann
Présidente de la Fondation Jeunesse Feu Vert de 1999 à 2008